Cette semaine, j’ai dû passer un test PCR par précaution. Une grande première pour moi, et ma première rencontre avec l’écouvillon, ce coton-tige de taille respectable devenu la star de l’année.

Déjà, on peut s’étonner de sa courte carrière. A peine déballé, il est utilisé derechef pour être aussitôt renvoyé au labo, où il finira mélangé avec ses congénères, dans un magnifique sac jaunâtre de déchets contaminés et voués à l’incinération.

Et puis quelle vie. Ce magnifique élément d’ingénierie scientifique ne va au final rencontrer que des p’tits Mickeys enfouis aux tréfonds d’une narine (d’ailleurs je n’aurais jamais imaginé que ça puisse être aussi profond, une narine), ou il sera tourné et retourné, arrachant par ailleurs une petite larme au propriétaire de la narine (et donc des p’tits Mickeys) qui lui en gardera une certaine rancoeur.

D’ailleurs, nos amis chinois (toujours à la pointe en terme de divertissement) lui ont trouvé un nouvel usage encore plus amusant. Ce pauvre écouvillon aurait dû écouter les autorités et prendre sa carte au Parti. Ça lui aurait évité d’être dans la mouise.

En ces temps difficiles, ayons une pensée pour ces pauvres cotons-tiges martyrisés au nom de la lutte contre la pandémie. Étonnant d’ailleurs qu’une Ligue de Refuge des Écouvillons Martyrisés (parrainée par Brigitte Bardot, cela va sans dire) n’aie pas encore vu le jour.

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2 thoughts on “La complainte du coton-tige

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