Depuis 20 ans, je bosse dans la grande distribution. Poissonnier, maraîcher, employé de rayon, vendeur, gestionnaire … j’ai eu largement l’occasion de faire le tour des métiers qu’offre ce secteur. Il est temps de passer à autre chose.

Plan social

Dit comme ça, ça peut sembler être une catastrophe. Sauf que, par le jeu d’une disposition appelée “substitution“, je me suis porté volontaire pour partir, et laisser la place à un.e de mes collègues qui ne se sent pas de quitter l’entreprise, pour quelque raison que ce soit.

En échange, je bénéficie des conditions de départ prévues pour les concerné.es : accompagnement pour une formation, congé de reclassement, aide à la création d’entreprise, indemnité de fin de contrat avantageuse. Bref, je me lance dans une nouvelle aventure avec un filet de sécurité des plus avantageux. Et de toute manière, je me débrouillerai bien pour trouver un job, même alimentaire, si c’est nécessaire.

Alors bien évidemment, ça peut faire peur. J’ai un CDI depuis 15 ans, une place “au chaud“, et je suis prêt à tout envoyer bouler pour un avenir des plus incertains. Le tout en pleine crise sanitaire et économique. C’est pas comme si j’avais l’absolue certitude de retrouver du taf’ tout de suite. En clair, c’est un pari risqué – mais il faut savoir accepter la part de risque.

Ennui mortel

Soyons clairs : mon boulot actuel m’ennuie profondément. Si on le regarde de près, on retrouve peu ou prou toujours les mêmes tâches, toujours les mêmes problèmes, et au final le temps se fige. De temps en temps, tel ou tel processus va évoluer (avec son lot de bugs), mais une fois mis en place, il s’intègre assez facilement dans la routine quotidienne.

Et puis, j’ai suffisamment déploré les tares de la grande distribution pour ne plus avoir envie d’y participer. La valse des promos, les quantités industrielles de palettes en circulation chaque jour (et le bilan carbone déplorable des camions qui va avec), les salaires au ras des pâquerettes et l’absence de possibilité d’évoluer, tout cela me fait clairement comprendre que ma place n’est plus ici, qu’il est temps d’envisager un chemin différent.

Back to school (ou presque)

Me voilà donc reparti dans les affres de la formation : trouver un organisme qui réponde aux critères et qui dispense la formation que je vise, faire des enquêtes-métiers, remettre à jour un CV qui n’a pas été utile depuis 15 ans … bref mon ordi voyage partout avec moi depuis le début de cette semaine. Et je cherche et recherche encore. Je ne suis pas seul, loin de là : les partant-es sont accompagné-es par un cabinet de conseil, j’ai un réseau solide d’amis et de connaissances qui m’aident (encore merci à toutes et tous), et ça avance vite.

Et puis, il faut réfléchir, trouver le bon chemin : vais-je rester sur la région niçoise ou rebouger vers le Lyonnais, vais-je saisir une bonne opportunité dans une région quelconque de France, ou me réveiller un beau matin dans le RER D (le cauchemar). Je n’en sais encore rien. Mais pour la première fois depuis plus d’un an, je me sens vivant, plein d’envies, de volonté.

Peut-être que j’ai commencé le chemin vers mon « monde d’après » ?

PS : si vous êtes community manager ou dans les métiers de la com’ web, j’ai lancé un petit questionnaire pour m’aider à valider mes choix. Ça ne vous prendra pas plus de 5 minutes et ça me serait d’une grande aide. Merci

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