« Balthazar sans gilet jaune » : critique du premier roman prometteur de Boris Faure

« Balthazar sans gilet jaune » : critique du premier roman prometteur de Boris Faure

La semaine dernière, mon ami et camarade Boris Faure publiait son premier ouvrage « Balthazar sans gilet jaune » : une histoire de vengeance sur fond de manifestations sociales. J’ai lu ce bouquin, et j’ai aimé. Découvrez, sans spoil, ce premier roman et ce que j’en ai pensé…

Une écriture vive, imagée et haletante

J’ai aimé d’abord la narration : on vit ce roman en temps réel, sur 24h entrecoupées par des flashbacks,qui expliquent au lecteur ou à la lectrice les implications entre les personnages, leurs motivations. Du très vague au début, on comprend par la suite ce qui amène chacun des personnages vers son destin.

J’ai aimé les descriptions de « Balthazar sans gilet jaune », imagées, sans emphase particulière. Elles laissent de la place à l’imagination du lecteur/de la lectrice. Un style simple sans être simpliste, cru sans être vulgaire…

Une folle immersion chez les gilets jaunes

J’ai aimé l’absence de parti pris politique sur le mouvement des gilets jaunes. L’auteur n’a pas porté de quelconque jugement, il a laissé s’exprimer pleinement ses personnages, des deux côtés de la barrière, sans chercher à faire le procès des un·e·s ou des autres.

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J’ai aimé la description clinique de la folie, sans fards, renvoyant chacun·e à ses propres névroses, et de ses “traitements“ – ne sont-ils pas parfois pires que le mal ?

Une galerie de personnages réalistes autour de Balthazar

J’ai aimé cette plongée dans un Paris que je ne connais pas, loin des clichés touristiques, un Paris populaire sans être sordide, un Paris qui n’est pas réduit à ses monuments historiques, un Paris très parisien.

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J’ai aimé ces personnages de « Balthazar sans gilet jaune », ni gentils ni méchants, juste des personnes ordinaires. Des putes de la porte Saint-Denis aux mistouflettes des rond-points, des salauds du quotidien aux CRS humains (si si), toutes et tous sont peut-être au coin de votre rue, voire en chacun·e de nous.

Enfin, j’ai aimé passionnément Noémie, sa beauté froide, ses talons, sa complexité aussi. On est en permanence balancés entre l’envie de l’aimer ou de la haïr passionnément, elle ne laissera en tous cas pas grand monde indifférent.

Bref, je ne saurais que vous recommander la lecture de ce livre passionnant. C’est auto-édité, c’est uniquement sur Amazon (nul n’est parfait), mais ça vaut le coup d’œil.

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