On va tous y passer

Le dernier rapport publié par le GIEC est alarmiste … encore un peu plus que les précédents. Mais rassurez-vous, rien ne va franchement changer jusqu’à l’apocalypse

Ça va chauffer

L’annonce-choc est que nous allons atteindre les 1,5°C supplémentaires, seuil maximum à ne pas dépasser pour limiter la catastrophe.. 10 ans avant la date annoncée. On espérait y arriver pour 2040, finalement ça sera fait à la fin de la décennie. Pour une fois, il n’y aura pas de retard dans les objectifs.

Et on va avoir droit à la totale : canicules, pluies diluviennes de plus en plus fréquentes, fonte des glaces, montée du niveau des mers … bref une belle fin du monde comme on pouvait l’espérer, détruisant sans vergogne notre civilisation, ses villes bétonnées, ses routes, ses constructions, et plongeant des milliards d’habitant·es dans le désespoir.

Pour ceux qui survivront, la soif, la fin, les maladies inconnues, les conséquences économiques alimenteront leur quotidien. Il faudra se battre pour simplement survivre, accéder à des biens de première nécessité, nourrir sa famille deviendra une gageure … et mais attendez c’est déjà le cas dans les pays les plus pauvres

Y’en aura pour tout le monde

Rassurons-nous comme on peut : tout cela touchera en priorité les pays les plus pauvres, où la moindre mousson inhabituelle cause des centaines de morts, ou la famine et la sécheresse font déjà partie du quotidien, et où les seules infrastructures sont au service des multinationales qui exploitent les ressources et la main d’œuvre locale pour maximiser leurs profits.

Pour les pays riches, ça tiendra quelque temps. Y’a des sous en réserve pour s’adapter, réparer et reconstruire ce que Dame Nature détruira, et on pourra soigner nos blessé·es dans des hôpitaux (sous réserve qu’ils ne soient pas eux aussi détruits). Et puis, le Bangladesh détruit, c’est pas si grave, on mettra les usines à fringues un peu plus haut… on trouvera toujours une solution.

Et surtout, tant que c’est possible, la course au pognon continuera. C’est pas parce qu’on a passé son week-end à déblayer sa baraque inondée qu’on peut pas venir bosser le lundi matin, ou qu’on peut plus consommer (au contraire tout est détruit faut racheter). Donc, les lobbies continueront à presser les gouvernements pour que rien ne change, ou alors à la marge, histoire de se donner bonne conscience.

Et quand il n’y aura plus rien, peut-être alors comprendront-ils qu’on ne pourra racheter une nouvelle Terre, même avec tout l’argent qu’on aura pressuré de celle-ci. J’ai parfois l’impression que la planète est une éponge, qu’on essore inexorablement jusqu’à la dernière goutte. Et depuis ce matin, on dirait que celle-ci est déjà en train de tomber …

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