Le mot qu’il ne faut pas dire…

La semaine dernière, nous avons appris la condamnation de David Nakache, opposant à Estrosi, à 10 000€ (j’arrondis) de dommages et interêts et de frais de justice pour avoir, dans un tweet, parlé de corruption à Nice. Depuis, on n’ose plus rien dire.

Mi-temps(bien) rémunéré

Entre temps, la Chambre Régionale des Comptes a rendu son rapport sur la gestion de la Métropole Nice Côte d’Azur, et nous apprenons avec étonnement que certains conseillers ont été embauchés à prix d’or (5413€ mensuels pour 72h de travail pour l’ancien dircab’ d’Estrosi au Ministère de l’industrie, devenu (inspirez un grand coup) Conseiller en recherche et développement vacataire, chargé de la relation avec les acteurs économiques locaux, régionaux, nationaux et internationaux !!!

Dans le même rapport, on apprend que d’autres ont été embauché, pour des missions diverses et variées (l’ancien communicant de Sarkozy, Franck Louvrier, était en charge des relations institutionnelles de la Maison de la Métropole, située à Paris (oui, la Métropole de Nice a une antenne à Paris …)

Visiblement, il y a des mi-temps qui sont moins contraints et plus rémunérateurs que celui d’une caissière …

…avec l’argent du contribuable !!!

Si la Métropole était une entreprise privée, ça ne serait pas franchement un problème, ils font ce qu’ils veulent de leur argent. Là on parle d’argent public, et de la façon dont les impôts, taxes, redevances et autres prélèvements obligatoires payés part le contribuable sont employés. On nous serine régulièrement avec les efforts que nous devons consentir pour rembourser des dettes que d’autres ont contracté pour nous, que les budgets sont contraints pour construire, rénover tel ou tel équipement ou pour embaucher du personnel nécessaire aux services publics, mais il n’y aurait aucun problème à rémunérer grassement des conseillers, qui pour certains sont élus par ailleurs (et donc bénéficient des indemnités relatives à leur fonction).

Tout cela semble légal (on paye aussi des conseillers juridiques pour bétonner ce genre de contrats), mais il serait plus que temps d’introduire un critère d’utilité réelle et de moralité dans la gestion des deniers publics… C’est aussi à ce prix que les politiques restaureraient une partie du liee de confiance avec les citoyens … et on en a bien besoin en ce moment.

PS : Je profite de ce billet pour apporter mon soutien à David Nakache, lourdement condamné pour avoir donné son avis sur la gestion des deniers publics dans notre Ville et notre métropole. Je ne suis pas toujours d’accord avec ses choix politiques (il le sait), mais cette condamnation pour l’exemple me paraît de nature à sérieusement limiter le débat public dans nos territoires.

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