Depuis les annonces gouvernementales, il règne un certain cafouillage sur l’établissement de la liste des produits autorisés ou pas à la vente …

Alors qu’en fait la question elle est vite répondue : pour mettre tout le monde sur un pied d’égalité, fermons les grandes surfaces !!!

Le grand méchant hyper

Après tout, personne n’aime pousser son caddie sous les néons blafards, dans ds rayons encombrés, potentiels vecteurs de contamination. Rien n’est fait pour vous rendre la vie agréable dans ces endroits : il fait trop chaud ou trop froid, il y a du monde, les employée-e-s sont rarement aimables, c’est trop cher, y’a pas mon produit, etc, etc…

Et puis les grands distributeurs paient mal leurs employés (d’où le fait qu’ils ne soient pas tous les jours d’humeur égale), pressurent leurs fournisseurs (ben oui les prix bas faut bien que ça vienne de quelque part), tuent le petit commerce, et diffusent à grande échelle la fameuse malbouffe.

Encore plus en ce moment, en pleine résurgence épidémique, les grandes surfaces sont un danger mortel pour la population. On s’entasse en faisant la queue, on se croise dans les rayons, on ne sait pas qui a touché ce chou-fleur avant nous… de vrais nids à Covid.

Ça fait suffisamment de bonnes raisons pour profiter de cette opportunité pour mettre un coup d’arrêt à ces profiteurs qui n’e s’intéressent qu’à notre porte-monnaie.

Si c’était si simple …

Sauf que … une grande surface, un jour normal, c’est environ 6.500 clients, avec une moyenne d’une vingtaine d’articles chacun … soit 130.000 articles/jour. Là dedans y’a de tout : de l’alimentaire,(environ 80% des produits d’hygiène, des articles de bricolage, de décoration de la maison, de l’électroménager, des appareils multimédia … bref à peu près tout ce qu’on peut imaginer.

Et la France c’est environ 2.000 hypers et 10.000 supermarchés. Certes c’est beaucoup (faut dire que depuis les années 70 les élus de tous bords ont beaucoup laissé faire), et un effectif d’environ 600.000 personnes. Qui peut vraiment croire aujourd’hui qu’on peut se passer de ce maillage pour approvisionner les Français, qui peut vraiment penser que les petits commerçants sont en mesure d’accuser le choc, de traiter ces volumes de marchandises colossaux, avec toute la logistique que cela implique, d’être capables de proposer du choix, dans toutes les gammes de prix, et accessibles à toutes les bourses – et si possible avec le sourire.

Et vous croyez vraiment que les petits commerçants ont le savoir-faire pour proposer des services innovants comme le Drive, le click and collect dont on parle tant aujourd’hui, des livraisons rapides. Toutes ces innovations nécessitent d’avoir les reins solides pour les mettre en place, les développer, les faire connaître. C’est pas un blog que l’on met en ligne, ça nécessite du temps, du travail et de l’investissement pour aboutir à quelque chose de vraiment fiable et fonctionnel.

Et en toute honnêteté, payer ma boîte de haricots le double du prix après avoir fait la queue pendant des heures pour accéder à l’épicier, j’ai pas vraiment les moyens.

Epicerie en Pologne sous le régime communiste

Alors, toujours partants ? Remarquez, ça me ferait des vacances …

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