Les libéraux n’aiment pas la liberté

Image © Le Monde

Sous prétexte de “protection“, le sinistre Darmanin, 1er flic de France, a fait passer une loi restreignant la liberté d’informer. Depuis le début de ce quinquennat, les néo-libéraux aux commandes ne font qu’attaquer les libertés publiques sous prétexte de protéger les Français … au point même que l’ONU finisse par s’en émouvoir.

Petite rétrospective bien sinistre..

La réponse policière

Assez tôt dans le quinquennat, le Gouvernement s’est retrouvé confronté à la colère des Français. Manifestations contre la réforme de l’assurance-chômage, puis celle des retraites, Gilets Jaunes … les Français, harassés par 30 ans de politiques d’austérité dont ils ne voient jamais les résultats, ont protesté contre les coups de boutoir portés à leurs acquis sociaux … recevant pour seule réponse des coups de matraque, des tirs de LBD et des grenades lacrymogènes.

La négociation avec les partenaires sociaux n’étant pas dans la culture des néo-libéraux qui nous gouvernent (ça pourrait coûter un pognon de dingue aux actionnaires), ils ont choisi la riposte violente, espérant ainsi mater ceux qui oseraient protester (et accessoirement ceux qui rapportent ces protestations).

Ainsi, des manifestants ont été mutilés ces dernières années, sans que les coupables soient inquiétés par la Justice, ou alors faiblement condamnés par rapport au préjudice subi par les victimes, installant ainsi un sentiment d’impunité parmi certains membres des forces de l’ordre.

Restrictions des libertés publiques

Pour le ministre Darmanin, un “bon“ journaliste est un journaliste “accrédité“ (comprendre sous surveillance). Ainsi, ceux-ci devraient se rapprocher des préfectures pour obtenir l’autorisation de courir une manifestation … faisant ainsi fi de la liberté d’informer librement et en toute sécurité.

Petit rappel : ce triste sire est accusé d’agression sexuelle

Il faudrait rappeler au Ministre qu’il existe des lois et des principes dans notre pays : la liberté d’informer en est un, c’est même un des piliers de la République, qu’il bafoue allègrement. Il existe déjà un moyen “d’accréditer“ les journalistes : la carte de presse, qui devrait suffire à prouver le statut du journaliste et donc sa liberté de collecter les faits, les points de vue des manifestants et des autorités, et de les rapporter de façon libre.

Les libertés publiques sont sous cloche depuis le début de la crise sanitaire : pour protéger les Français, la liberté de se déplacer, de travailler, de se réunir; de manifester, sont encadrées par des mesures nécessaires mais extrêmement contraignantes. C’est un mal nécessaire … mais temporaire. Il sera nécessaire de veiller à ce que ces restrictions ne perdurent pas au-delà de ce qui est réellement indispensable.

À cela on peut ajouter les menaces à peine voilées, les tentatives d’intimidation dont sont parfois victimes ceux qui leur mettent sous le nez leurs incohérences, leurs insuffisances, où les crises de nerfs face aux élus de la Nation... les néo-libéraux ne supportent pas la contestation, et n’hésitent pas à employer les méthodes dignes de dictateurs en herbe pour tenter de réduire au silence ceux qui oseraient mettre leur parole divine en doute.

On connaît les rêves des libéraux : une société qui travaille et ne proteste pas, un Etat chargé seulement du maintien de l’ordre (quitte à fracasser les protestataires, y compris le plus jeunes)… et des actionnaires qui ramassent la mise alors que les inégalités se creusent à nouveau. Face à cela, il est désormais indispensable de ne rien céder, ne pas reculer d’un pouce… et de se mobiliser enfin pour proposer le monde d’après !!!

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